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Quand j'arriverais à mettre des mots sur ce que tu m'as fais ressentir pendant ces 2,5 jours, tu auras ton article. Je t'aime (l)

 Quand j'arriverais à mettre des mots sur ce que tu m'as fais ressentir pendant ces 2,5 jours, tu auras ton article. Je t'aime (l)
“I'm falling apart, I'm barely breathing, with a broken heart that's still beating, in the pain there is healing, in your name I find meaning, so I'm holding on, I'm still holding, barely holding on to you”. Ce sont toujours les mêmes paroles qui défilent dans ma tête. Cela devient obsédant et je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à toi, à ce que représentent ces mots. Ils sont forts et lourds de sens et arrivent à m'emporter loin, très loin, dans un monde ou je n'arrive plus à douter. J'aimerais rester en suspend comme je le suis ces derniers temps, mais la réalité revient à grands pas et je descends de mon nuage à vitesse grand V. Je me rends bien compte que tout n'est pas facile comme on pourrait le penser, qu'une relation comme la notre est aussi précieuse qu'un vase en cristal mais tout autant fragile. Tu es tout ce que je veux mais que je ne peux que toucher du bout des doigts, tu finis toujours par repartir et m'échapper. Et cela me fait mal. Comment faire pour rester de marbre face à ton absence qui se fait ressentir chaque jour un peu plus ? Comment garder le sourire lorsqu'on passe devant une chambre qui une semaine plutôt contenait toutes tes affaires ? Je m'efforce de trouver des repères qui ne sont pas liés à toi. Et pour dire la vérité, je n'en trouve que très peu. Chaque recoin de ma maison me rappelle un instant passé avec toi, dans tes bras, nos mains liées. J'aime tellement ça, placer ma main dans la tienne et sentir sa chaleur. J'aime aussi quand nos regards se croisent et qu'ils crient des je t'aime que nous seuls sommes capables d'entendre. J'aime regarder tes longs cils et tes yeux noisette lorsqu'un rayon de soleil vient s'y déposer. J'aime passer mes doigts dans tes cheveux et les ébouriffer. J'aime quand tu me serres contre toi et que tes bras viennent m'entourer comme si tu espérais me protéger de tout. J'aime aussi quand nos lèvres se touchent, se séparent pour mieux se retrouver quelques secondes plus tard. J'aime quand tu me souris spontanément et que tes petites fossettes apparaissent sur tes joues. J'aime quand tu m'embêtes, quand tu me traites de sale gosse, quand tu m'embrasses sur la joue pour te faire pardonner. J'aime nos instants en tête à tête à se regarder en silence, ces instants ou j'ai le loisir de t'analyser, de chercher ce à quoi tu penses, sans jamais y arriver cependant. Et me voilà à dresser une liste de choses que j'aime chez toi, alors que je sais pertinemment qu'elle n'a pas de fin... Chacun de tes mots, chacune de tes mimiques ont un profond impacte sur moi. Voila pourquoi c'est si dur, à présent, de revenir à une solitude qui ne me laisse que des souvenirs. Je donnerais tout pour revivre ces deux jours et demi passés à tes côtés, pour prendre le RER B et t'attendre assise par terre à Montparnasse, t'entendre me dire « mais t'es où ? » et te voir, devant moi, avec ta valise, ta guitare et un sourire aux lèvres, ressentir une nouvelle fois ce premier petit baiser tout doux. Retourner chez moi dans ce même RER et galérer parce qu'une guitare, ça prend quand même pas mal de place. Je serais une nouvelle fois en retard à la danse, par ta faute, et me referais gronder par Lauren parce que je ne suis pas assez attentive, par ta faute. On essaierait en vain de regarder John Tucker must die après avoir critiqué les habitants de la maison de Secret Story. Je serais bien au chaud, au creux de tes bras, ma tête posée sur ton torse et pourrais ressentir de temps en temps la pression de tes lèvres contre les miennes. Je reviendrais te voir chaque matin, sentirais ton souffle chaud dans mon cou et tu me dirais « Ah ! Cheveux ! ». On irait dans ma cuisine préparer ton petit déjeuner, du Benco, du lait chauffé pendant une minute dans le bol ou il est inscrit Mélanie. Je t'entendrais jouer de la guitare, et tu me jouerais All for You. Je te regarderais ensuite t'intégrer à la famille, comme si c'était une chose innée pour toi. Encore une fois, je serais heureuse et fière de toi, de voir à quel point tu es quelqu'un de merveilleux et d'attentionné. On irait au gala de ma s½ur pour finalement passer la moitié de notre temps les yeux dans les yeux, à se chercher, à se trouver. Le lendemain soir, on retournerait au stade et tu m'emplirais d'émotions en me fredonnant « I'm barely holding on to You ». Je ne peux pas retranscrire en détails absolument tout, c'est impossible, il y a certaines choses qui ne peuvent tout simplement pas trouver d'égale lexicale. Ce que j'ai dit est faux, tu ne m'as pas laissé que des souvenirs, mais aussi de nombreuses promesses d'un avenir glorieux, que j'espere à tes côtés. A défaut d'avoir beaucoup mangée, j'ai absorbée tes sourires, tes soupirs et tout ces espoirs que nous avons en commun. Mais je ne sais même pas pourquoi je m'obstine à écrire tout ceci. Après tout, qui a besoin de savoir que je t'aime plus que tout au monde ? Qui a besoin de partager tout ces instants d'immense bonheur et de pure lévitation ? C'est juste toi et moi. Toi et Moi. Personne d'autre.

# Posté le mardi 23 juin 2009 11:39

Modifié le samedi 27 juin 2009 17:33

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