Les jours passent, les temps changent, des rayons de soleils chatoyants d'Avril nous arrivons aux pluies glaciales de Novembre, et pourtant notre amour se renforce à chaque rencontre. Contrairement au temps qui se dégrade, nos sentiments se bonifient. Et je ne peux que prier encore et encore pour braver le froid hivernal dans tes bras débordants de chaleur et de bienfaisance. Six mois, et je reste en manque continuel de ta personne. Je vois ces mois passer avec une facilité presque affolante. Est-il possible que le temps qui me semblait si lourd autrefois arrive à s'écouler de plus en plus rapidement ? Ce sentiment pesant d'avoir l'impression de trainer des pieds, de tourner en rond, voire même de ne pas bouger d'un pouce s'évapore petit à petit. Tout devient léger au fur et à mesure de ce que nous construisons. Comme si les heures devenaient secondes, la totalité des événements vécus défilent aussi vite qu'une pluie d'étoiles filantes : pas de temps pour réfléchir ni d'anticiper quoi que ce soit. Ma conception de ma propre vie en ce qui concerne le présent ressemble bien à des lumières tout à fait spectaculaires venues des cieux, un fugace aperçu de l'éternité lui-même qui disparaît l'instant d'après, en me laissant de nombreuses croyances et promesses. Je vis au jour le jour, sans me poser la moindre question, je m'accroche simplement à ces promesses qui m'émerveillent. Je crois que je n'ai tout simplement plus le loisir ni ne voit l'utilité de chercher des complications. Je l'aime. J'aime ses défauts, même les pires. J'aime le goût de ses larmes quand rien ne va plus. J'aime l'odeur de sa peau, le contact de ses doigts qui frôlent mon corps. J'aime son rire et l'air espiègle qu'il prend lorsqu'un plan machiavélique lui vient à l'esprit. Je ne pourrais plus me passer des instants où, allongée contre lui, la seule chose à laquelle je me permets de penser est « Ici. C'est ici que je veux être chaque jour qui passe, ici que je veux évoluer et devenir quelqu'un ». Je vois mon propre bonheur étalé sur un plateau en argent. Je ne vois plus la personne que j'étais avant, cette fille qui ne croyait en rien, en personne... On ne peut nier que ces derniers temps, j'ai retrouvé une vitalité presque impensable, inespérée. Ce que je ressens à un avantage considérable : ça à la force de l'évidence. Maintenant je crois vraiment en l'amour et en tout ce que cela peut apporter. Je pense sincèrement qu'une poussée de passion peut changer nos convictions les plus profondes, et qu'une personne est toujours la cause des plus grandes remises en question. Je n'envie plus le bonheur des autres comme avant, puisqu'à présent, j'en connais le doux parfum. Ce parfait dosage de pincements au c½ur et d'éclats de rires. Parfois, je me dis que ce bonheur est tellement énorme qu'il en devient insoutenable, et que mon c½ur finira par lâcher, par céder face à l'immensité de ce que représente notre histoire. Après tant de turbulences, il semblerait que j'ai enfin trouvé ma propre paix intérieure.